SHANTI

Cette année j’ai décrété que pour la fête de la musique j’irai voir un ou une artiste que je ne connais pas, dans un registre que je connais peu. En tombant sur je ne sais plus quel encart de je ne sais plus quel journal, je décide d’aller voir Shanti Snyder.

Me voici en route pour la Maison de la Culture et du Japon sans trop savoir ce que je vais voir et sans point de comparaison.

La seule chose que je sais sur Shanti c’est qu’elle a interprété la BO de Ghost in the Shell Stand Alone Complex et de Vision Of Escaflowne.

Salle à places assises (ouf, une bonne nouvelle pour mon dos) en escaliers, neuve et plutôt classe.

20h pétantes, les lumières s’éteignent, ça commence.

Après 2/3 titres, je comprends que les chansons de la demoiselle sont plutôt tournées vers la pop et le jazz. Elle a, en tout cas une très jolie voix, et je trouve ça assez couillu pour une japonaise de chanter du jazz. Dans mon semi conscient parfois réducteur c’est loin du type de personnage que je m’imagine pour un tel répertoire.

L’ambiance est intimiste, on a limite l’impression de les voir en répèt': elle regarde et se tourne souvent vers ses musiciens (qu’elle présentera plusieurs fois), semble leur donner de temps en temps des indications et des encouragements de la tête,chantonne de temps en temps entre 2 chansons en oubliant limite le micro, danse un peu et parle souvent à son public (en anglais).

La petite anecdote du concert est pour moi l’attitude du bassiste pendant un morceau. Il semble jusque là ne pas être dans son élément et se retenir. Quand tout à coup, il se rapproche du guitariste avec un graaaand sourire et entame son solo. Balaise, d’ailleurs.

Le jazz est ma bête noire et le restera, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier la technique de chacun des musiciens. Je n’ai donc pas trop aimé les chansons jazz, un peu plus les chansons pop . L’interprétation du titre de Vision d’Escaflowne aura été mon coup de coeur et rien que pour ça je n’ai pas regretté d’être restée alors que j’aurai pu partir à l’entracte. En bref, c’était cool.