SHANTI

Cette année j’ai décrété que pour la fête de la musique j’irai voir un ou une artiste que je ne connais pas, dans un registre que je connais peu. En tombant sur je ne sais plus quel encart de je ne sais plus quel journal, je décide d’aller voir Shanti Snyder.

Me voici en route pour la Maison de la Culture et du Japon sans trop savoir ce que je vais voir et sans point de comparaison.

La seule chose que je sais sur Shanti c’est qu’elle a interprété la BO de Ghost in the Shell Stand Alone Complex et de Vision Of Escaflowne.

Salle à places assises (ouf, une bonne nouvelle pour mon dos) en escaliers, neuve et plutôt classe.

20h pétantes, les lumières s’éteignent, ça commence.

Après 2/3 titres, je comprends que les chansons de la demoiselle sont plutôt tournées vers la pop et le jazz. Elle a, en tout cas une très jolie voix, et je trouve ça assez couillu pour une japonaise de chanter du jazz. Dans mon semi conscient parfois réducteur c’est loin du type de personnage que je m’imagine pour un tel répertoire.

L’ambiance est intimiste, on a limite l’impression de les voir en répèt': elle regarde et se tourne souvent vers ses musiciens (qu’elle présentera plusieurs fois), semble leur donner de temps en temps des indications et des encouragements de la tête,chantonne de temps en temps entre 2 chansons en oubliant limite le micro, danse un peu et parle souvent à son public (en anglais).

La petite anecdote du concert est pour moi l’attitude du bassiste pendant un morceau. Il semble jusque là ne pas être dans son élément et se retenir. Quand tout à coup, il se rapproche du guitariste avec un graaaand sourire et entame son solo. Balaise, d’ailleurs.

Le jazz est ma bête noire et le restera, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier la technique de chacun des musiciens. Je n’ai donc pas trop aimé les chansons jazz, un peu plus les chansons pop . L’interprétation du titre de Vision d’Escaflowne aura été mon coup de coeur et rien que pour ça je n’ai pas regretté d’être restée alors que j’aurai pu partir à l’entracte. En bref, c’était cool.

L’Assassin Royal

Il y a de cela au moins 2 ans (il me semble, mais j’ai une notion du temps assez nulle), j’ai eu le malheur de découvrir le cycle de l’Assassin Royal.

Me farcir 13 tomes ne me disait pas grand chose, mais après tout pourquoi pas, surtout que j’avais rien d’autre à me mettre sous la dent. D’autant plus que la personne qui m’y a initié est tout à fait digne de confiance dans ce registre.

L’histoire, en très bref:

Fitz, fils d’un chevalier et d’une paysanne est un jour conduit au château pour devenir un assassin à la solde du roi (oui, comme le titre, ça va tu suis). Il développera des compétences particulières assez intéressantes ayant un rapport avec les animaux (que j’aurai adoré avoir).

Si les 100 premières pages ne sont pas trépidantes, le reste est juste hyper méga prenant. Les décisions que prend ce couillon de Fitz sont souvent pourries et on a beau gueuler au livre « mais fais-ci fais-ca, mais t’es con ou quoi?!!! », bah ça change pas. Petit ralentissement au tome 5, que j’ai pas trouvé hyper passionnant. J’ai bien failli le sauter pour passer à la suite, mais au moins ça aura eu le mérite de me faire savourer les autres tomes encore plus. L’ultime lose aura quand même été d’avoir la larme à l’œil dans le métro, j’ai dû pas mal lutter contre moi-même pour continuer à lire, ne trouvant que l’histoire n’avait plus beaucoup de sens, toujours dû à ce mystérieux événement (que veux-tu, je suis une petite chose sensible).

Comptant 13 tomes en tout, l’Assassin Royal est en fait composé de 2 cycles (tomes 1-6 pour le cycle de l’Assassin Royal et 7 à 13 pour le cycle du Prophète Blanc si ma mémoire est bonne), ce qui fait donc moults pages et encore plus moults mots.

Le 1er tome sert d’introduction, les choses intéressantes commencent véritablement à partir du second, le 5ème est un peu lent, les autres ne m’ont pas trop marqué (enfin si, mais je peux pas trop dire lequel sans spoiler) et le 13 est un peu moyen mais conclu pas trop mal, bien qu’on aurait pu aussi rester sur la pseudo fin du 12.

J’ai trouvé que tous les personnages sont attachants à leur manière et que la relation parfois complexe qui les relie est assez bien décrite pour que de temps en temps on sente limite la tension qu’il y a entre eux. Pas trop de passages niais, beaucoup de passages prenants, quelques trucs qu’on voit un peu arriver gros comme une maison, et d’autres, beaucoup moins.

J’ai mis du temps à me replonger dans un autre cycle et en ce moment (je l’ai commencé, j’étais encore en BTS), j’ai bien envie de relire l’Assassin Royal, même si je sais que par la suite, je risque de nouveau d’être un peu dégoûtée de la vie.

Autre bouffe-temps (ou « occupe-métro ») : les Aventuriers de la Mer, du même auteur et dont l’histoire recoupe apparemment celle de l’Assassin Royal, mais d’un autre point de vue.

Nemi (Montoya)

m/

On peut dire que les cadeaux que j’ai reçu pour mes 25 ans ont été plus que chouettes.

Parmi tous ceux que j’ai eu, il y avait « Nemi ».

Nemi, c’est quoi ?

Cheveux noirs, teint pâle, et âme de gamine de 8 ans (ça vous rappelle quelqu’un?), Nemi est un personnage de Lyse Myrhe, auteure norvégienne.

Marrant comme nom d’ailleurs Nemi Montoya, pour une norvégienne. En farfouillant un peu (Wikipédia, « tou é monne ami ») j’ai pu trouver qu’elle doit son nom à je sais plus trop quoi dans The Princess Bride (mais je te laisse regarder le film et me dire, sans tricher).

Et le contexte?

Mecs, alcool(s), miouzique (Nemi aime Alice Cooper, vous êtes prevenus), potes, « tough attitioude »,  sont des thèmes qui reviennent dans les strips. Et le chocolat. Très important le chocolat dans la vie de Nemi.

Nemi, c’est drôle?

Oh que oui. Franchement, je me suis bien marrée et me suis reconnue dans plusieurs de ses « Némieries ». Genre quand elle est toute contente de pas avoir mis 10 plombes à se réveiller et ce dès un lundi matin…et qu’en fait on est mardi. Pleins de petites choses comme ça.

L’humour est assez second degré et cynique et j’adhère totalement.

A aucun moment ce n’est vulgaire (ou du moins j’en ai pas souvenir) , contrairement à ce que le contexte pourrait laisser penser, notamment à cause de la combinaison de 2 ou 3 éléments cités dans le paragraphe précédent.

Ca me fait un peu penser à Daria, mais en vachement plus fun et avec un personnage carrément moins blasée et un peu plus pêchue.

Malgré ses habits et ses cheveux noirs (ahem), Nemi apparaît comme quelqu’un de plutôt sympathique et drôle avec toutefois un caractère bien trempé, une grande gueule, et zéro pitié pour tout ce qu’elle met dans la case « nul » (ahem bis). Très grosse pensée pour le strip dans lequel elle dit (entres autres hein, je vais pas vous refaire toute le recueil non plus) que les psychopathes écoutent NRJ et qu’on y voit dans la case d’après une personne jetant un corps dans une poubelle en sifflotant du Britney.

Bon, Lecteur, je ne te cache pas qu’il faut un minimum aimer le genre de milieu dans lequel elle évolue, sous peine de trouver les blagues pas drôles, le personnage bizarre et pas cool. Sinon, je recommande assez chaudement ,et pour ma part, je suis à l’affut des autres volumes (vous savez quoi m’offrir pour mes 26 et 27 ans…mais je doute très fort que je vous attende pour me les procurer).