L’Assassin Royal

Il y a de cela au moins 2 ans (il me semble, mais j’ai une notion du temps assez nulle), j’ai eu le malheur de découvrir le cycle de l’Assassin Royal.

Me farcir 13 tomes ne me disait pas grand chose, mais après tout pourquoi pas, surtout que j’avais rien d’autre à me mettre sous la dent. D’autant plus que la personne qui m’y a initié est tout à fait digne de confiance dans ce registre.

L’histoire, en très bref:

Fitz, fils d’un chevalier et d’une paysanne est un jour conduit au château pour devenir un assassin à la solde du roi (oui, comme le titre, ça va tu suis). Il développera des compétences particulières assez intéressantes ayant un rapport avec les animaux (que j’aurai adoré avoir).

Si les 100 premières pages ne sont pas trépidantes, le reste est juste hyper méga prenant. Les décisions que prend ce couillon de Fitz sont souvent pourries et on a beau gueuler au livre « mais fais-ci fais-ca, mais t’es con ou quoi?!!! », bah ça change pas. Petit ralentissement au tome 5, que j’ai pas trouvé hyper passionnant. J’ai bien failli le sauter pour passer à la suite, mais au moins ça aura eu le mérite de me faire savourer les autres tomes encore plus. L’ultime lose aura quand même été d’avoir la larme à l’œil dans le métro, j’ai dû pas mal lutter contre moi-même pour continuer à lire, ne trouvant que l’histoire n’avait plus beaucoup de sens, toujours dû à ce mystérieux événement (que veux-tu, je suis une petite chose sensible).

Comptant 13 tomes en tout, l’Assassin Royal est en fait composé de 2 cycles (tomes 1-6 pour le cycle de l’Assassin Royal et 7 à 13 pour le cycle du Prophète Blanc si ma mémoire est bonne), ce qui fait donc moults pages et encore plus moults mots.

Le 1er tome sert d’introduction, les choses intéressantes commencent véritablement à partir du second, le 5ème est un peu lent, les autres ne m’ont pas trop marqué (enfin si, mais je peux pas trop dire lequel sans spoiler) et le 13 est un peu moyen mais conclu pas trop mal, bien qu’on aurait pu aussi rester sur la pseudo fin du 12.

J’ai trouvé que tous les personnages sont attachants à leur manière et que la relation parfois complexe qui les relie est assez bien décrite pour que de temps en temps on sente limite la tension qu’il y a entre eux. Pas trop de passages niais, beaucoup de passages prenants, quelques trucs qu’on voit un peu arriver gros comme une maison, et d’autres, beaucoup moins.

J’ai mis du temps à me replonger dans un autre cycle et en ce moment (je l’ai commencé, j’étais encore en BTS), j’ai bien envie de relire l’Assassin Royal, même si je sais que par la suite, je risque de nouveau d’être un peu dégoûtée de la vie.

Autre bouffe-temps (ou « occupe-métro ») : les Aventuriers de la Mer, du même auteur et dont l’histoire recoupe apparemment celle de l’Assassin Royal, mais d’un autre point de vue.

Nemi (Montoya)

m/

On peut dire que les cadeaux que j’ai reçu pour mes 25 ans ont été plus que chouettes.

Parmi tous ceux que j’ai eu, il y avait « Nemi ».

Nemi, c’est quoi ?

Cheveux noirs, teint pâle, et âme de gamine de 8 ans (ça vous rappelle quelqu’un?), Nemi est un personnage de Lyse Myrhe, auteure norvégienne.

Marrant comme nom d’ailleurs Nemi Montoya, pour une norvégienne. En farfouillant un peu (Wikipédia, « tou é monne ami ») j’ai pu trouver qu’elle doit son nom à je sais plus trop quoi dans The Princess Bride (mais je te laisse regarder le film et me dire, sans tricher).

Et le contexte?

Mecs, alcool(s), miouzique (Nemi aime Alice Cooper, vous êtes prevenus), potes, « tough attitioude »,  sont des thèmes qui reviennent dans les strips. Et le chocolat. Très important le chocolat dans la vie de Nemi.

Nemi, c’est drôle?

Oh que oui. Franchement, je me suis bien marrée et me suis reconnue dans plusieurs de ses « Némieries ». Genre quand elle est toute contente de pas avoir mis 10 plombes à se réveiller et ce dès un lundi matin…et qu’en fait on est mardi. Pleins de petites choses comme ça.

L’humour est assez second degré et cynique et j’adhère totalement.

A aucun moment ce n’est vulgaire (ou du moins j’en ai pas souvenir) , contrairement à ce que le contexte pourrait laisser penser, notamment à cause de la combinaison de 2 ou 3 éléments cités dans le paragraphe précédent.

Ca me fait un peu penser à Daria, mais en vachement plus fun et avec un personnage carrément moins blasée et un peu plus pêchue.

Malgré ses habits et ses cheveux noirs (ahem), Nemi apparaît comme quelqu’un de plutôt sympathique et drôle avec toutefois un caractère bien trempé, une grande gueule, et zéro pitié pour tout ce qu’elle met dans la case « nul » (ahem bis). Très grosse pensée pour le strip dans lequel elle dit (entres autres hein, je vais pas vous refaire toute le recueil non plus) que les psychopathes écoutent NRJ et qu’on y voit dans la case d’après une personne jetant un corps dans une poubelle en sifflotant du Britney.

Bon, Lecteur, je ne te cache pas qu’il faut un minimum aimer le genre de milieu dans lequel elle évolue, sous peine de trouver les blagues pas drôles, le personnage bizarre et pas cool. Sinon, je recommande assez chaudement ,et pour ma part, je suis à l’affut des autres volumes (vous savez quoi m’offrir pour mes 26 et 27 ans…mais je doute très fort que je vous attende pour me les procurer).